Le cigare est une de mes passions, je ne vous apprends rien vu que vous êtes sur ce blog, ainsi que le cinéma auquel je fais souvent référence dans mes billets. Mais il y a également la musique qui me tient vraiment à coeur.

Sans non plus m'autoproclamer fin mélomane, disons que j'accorde vraiment une attention particulière à cet art. Comme beaucoup de gens, je ne peux supporter le silence et encore moins de vivre sans musique. Qui n'a jamais vibré sur "Voodoo Child" de Hendrix ou encore sur "la Chevauchée des Walkyries" de Wagner ?! Deux musiques bien distinctes et pourtant, tout aussi enivrantes l'une que l'autre...

À partir de là le raccourci devient facile: déguster une vitole devant un film musical !!! Voici donc mon top 5 pour ce genre de long-métrage.

 

1/ Get On Up:

Mon favori, celui qui me fait le plus vibrer à chaque visionnage. Rien que le début du film pose ses bases très funky dès lors que "Get Up Offa That Thing" résonne. Un très beau biopic consacré au Godfather of Soul ou Mr. Dynamite (c'est au choix), j'ai bien sûr nommé James Brown !!! Un artiste de génie, un visionnaire mais aussi un homme torturé, en proie aux excès de violence. C'est par la brillante interprétation de Chadwick Boseman (qui avait superbement incarné Jackie Robinson, le premier joueur afro-américain de la Ligue Majeure de base-ball dans le film "42"), que l'on découvre la vie de l'artiste: de son enfance pas si tendre à son premier groupe, des premiers succès à sa carrière solo, de la perte de son fils à sa descente aux enfers jusqu'à sa renaissance, le tout sur fond de musique funky. Car oui, le principal atout de ce film est sa bande-son, bien ancrée dans la mouvance soul et funk de l'époque. Pas besoin d'être un grand amateur de ce style de musique pour apprécier le film, le funk vient à vous naturellement, le funk est omniprésent, le funk n'est d'ailleurs pas mort et il traversera les âges pour encore bien longtemps !!!

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2/ Whiplash:

Un chef-d'oeuvre, une pure merveille tout simplement !!! L'histoire suit Andrew Neiman, jeune et talentueux batteur de jazz venant d'intégrer un conservatoire New-Yorkais, qui est repéré par un chef d'orchestre de renom. Tout sonne comme le véritable conte de fée pour le petit Andrew me direz-vous, jusqu'à ce qu'il subisse les déchaînements d'injures, d'humiliations et parfois de violences de la part de ce chef d'orchestre, ce dernier prétextant agir ainsi afin de pousser le jeune prodige à dépasser ses limites. Un film magnifiquement bien interprété (mention spéciale à Miles Teller qui a appris à jouer de la batterie pour le rôle), J. K. Simmons n'ayant pas volé son Oscar pour son rôle de chef d'orchestre tyrannique. Rien que pour son final époustouflant, vous devez voir ce film !!!

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3/ Walk the Line:

C'est sous les traits de Joaquin Phoenix que l'existence de Johnny Cash (dit The Man in Black) nous est racontée. Ce dernier ne se contente pas de jouer Johnny Cash, il est tout simplement Johnny Cash, allant jusqu'à interpréter lui-même les mélodies du défunt artiste. Ce chanteur country-rock à la voix de baryton, était un homme torturé comme en témoignent plusieurs de ses chansons sur le thème de la douleur, la drogue, l'affliction morale et la rédemption. Mais c'était aussi un homme amoureux, épris de la chanteuse June Carter qui partagea sa vie pendant pratiquement 43 ans si on prend en compte leurs duos musicaux précédant leur union. C'est un peu de ça que parle le film finalement, de leur histoire, car l'un sans l'autre ils se faisaient plus de mal qu'autre chose. Une bande-son magnifique pour ce film qui a la bonne idée de ne pas tomber dans les travers du biopic trop hollywoodien ; mention particulière au passage concernant le concert donné à la prison de Folsom, magistral !!!

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4/ N.W.A. - Straight Outta Compton:

Pas vraiment fan du rap/hip-hop actuel, ce biopic respire la nostalgie au point que je me suis revu adolescent, écoutant les morceaux de ce groupe ayant popularisé le style "gangsta rap" à l'époque. Un long métrage qui te fait lâcher le fameux "C'était mieux avant !!!", parce que c'est tout simplement le cas. Mais le film ne se contente pas de jouir d'une bande-son du feu de Dieu, il retrace surtout le parcours de ces cinq garçons issus des bas fonds de Los Angeles (Dr. Dre, Ice Cube, Easy-E, MC Ren et DJ Yella), de leur ascension fulgurante dès lors que leurs paroles sont devenues plus "dangereuses que les armes", jusqu'à leur dislocation où chacun est partie de son côté pour que finalement, la mort de l'un des leurs finisse par les réunir.

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5/ Inside Llewyn Davis:

Les mésaventures d'un chanteur-guitariste folk au cours de l'année 1961 dans un New York hivernal, à la façon des frères Coen. Ce dernier détail en dit long quand on connaît le style bien singulier des deux frangins. Au final, ça donne une espèce de longue traversée du désert dans les rues de Greenwich Village, de ce vagabond (accompagné d'un chat) squattant l'appartement de chaque personne qu'il rencontre, toutes aussi loufoques les unes que les autres. Le genre de film où à la fin tu te demandes de quoi ça parlait mais qu'en fait tu t'en fous royalement parce que les Coen sont des génies à ce niveau: te faire aimer une histoire qui laisse penser qu'il y avait pas de quoi en faire un film !!! Les balades folk chantonnées par Llewyn Davis contribuent également à la magie du film ; à recommander aux amateurs du genre.

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Voici donc mon petit top 5, qui a su évoluer et évoluera encore au fil du temps ainsi que des nouvelles sorties cinématographiques. Concernant le choix de la vitole pour accompagner une pareille occasion, il en va des goûts de chacun même si pour ma part, j'ai une petite préférence pour les modules de type churchills ou double coronas.