C'est toujours un plaisir de prendre en main un cigare avec le type de format que propose ce Romeo y Julieta, un "obus" pour parler couramment. J'aime vraiment ce type de module, le fait de pouvoir lui donner le tirage que l'on souhaite dès la coupe en fait une des raisons principales.

Ce joli campana (20.64mm x 140mm) est assez simple et rustique d'aspect, une singularité assez fréquente chez les havanes, ce qui me plaît beaucoup quand d'autres cigares sont si tape-à-l'oeil que ça en serait parfois trop "bling-bling" ; la sobriété est une qualité qui ne me laisse pas indifférent quand je déguste une vitole.

Le bois précieux et le miel, voici les senteurs que dégage ce cigare quand j'en viens à le renifler. À cru on est sur les mêmes saveurs, le tirage est quant à lui parfait au premier abord.

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Le démarrage est quelque peu cuisant mais rien de dramatique, ceci étant passager pour laisser place par la suite à un côté plus suave. Les notes de cèdre et d'épices légères (muscade) servent d'intronisation à la palette aromatique de ce cigare. La cendre grise est bien compacte et la combustion est exemplaire ; si tous les havanes pouvaient jouir de la même construction ça serait parfait...

Avec une puissance certaine mais pas écrasante, ce cigare fait preuve d'une timide évolution au niveau des saveurs en mettant les fruits secs à l'honneur dans le second tiers. Tranquillement, il se dirige sans agressivité ni aucune fausse note vers un final plus poivré.

Il m'aura fallu moins d'une heure pour déguster ce charmant havane, pas trop complexe au niveau des saveurs, voire même radin on pourrait dire, mais qui malgré tout a su rester simple, maîtrisé et vraiment appréciable à fumer.

Pour la bonne prestation qu'il a fournie et pour un tarif honnête de 12.40 €, je dirais que cette vitole serait parfaite pour une dégustation régulière, à partir du moment où on ne lui demande pas plus que d'être ce qu'il est: un cigare d'accompagnement.