Macanudo "1968", un de mes premiers articles concernait un des cigares de cette marque si j'ai bonne mémoire (me suffit juste de regarder le blog en même temps, donc pas besoin de faire le mec qui possède une mémoire d'éléphant ...), le "Titan". Je m'en souviens (non sans déconner, là c'est vrai !!!) car j'avais été marqué par son odeur typée, genre crottin de cheval, et j'avais juste pondu quelques lignes pour parler de son cas, des débuts de blogueur pas franchement prometteurs si vous voulez mon avis ... En me relisant, je me rend compte que j'ai parlé de rien en ce qui concerne cette marque, même pas un seul mot sur sa liga et je n'ai fait que survoler la dégustation. Bah aujourd'hui on va corriger cette erreur, on va faire ça façon dissertation de collège (sans les 200 lignes qui vont avec quand même hein ...) et décrire la dégustation de manière plus travaillée, intro, développement puis conclusion. Attention, ça va pas être l'article du siècle, d'ailleurs il sera semblable à la majorité de ceux ayant déjà été écrit, mais ça sera moins bordélique et bâclé que la première fois. Ah et bien entendu, ça ne concernera pas le "Titan" mais le "Trompeta", appelé comme ça car son créateur était un grand trompettiste, ayant accompagné à plusieurs reprises Miles Davis. Non je déconne !!! C'est juste que sa forme conique inspire ce nom et que ... bon vous m'avez compris de toute façon, suite à cette vanne foireuse.

Macanudo 1968 - Trompeta

On va débuter par sa liga assez complexe, qui s'éloigne quand même vachement du terroir Dominicain je trouve. La cape, Hondurienne (San Augustin) ; la sous-cape, Habano Connecticut ; et enfin la tripe, Dominicaine et Nicaraguayenne (Esteli et Ometepe). Mon exemplaire tire assez la gueule, il est terne et est envahi de fleur de cape, je kiffe !!! Ce "Trompeta" renifle le raisin sec, y a une sorte de sucrosité bien perceptible à vue de naseaux. Ça démarre assez bien, sur fonds de notes boisées, sucrées et torréfiées, prenant très vites des allures de petit déjeuner en terrasse. La vanille se montre bien présente dans cette première partie, où les arômes font preuve d'une belle profondeur et d'une puissance moyenne mais bien dosée. À l'attaque du second tiers, la petite marque de fabrique entre en scène, je parle bien entendu de l'odeur de crottin. Ça peut paraître dégoûtant comme ça mais on s'y fait très vite. C'est totalement en adéquation avec les saveurs d'écurie et de foin, qui rythment la dégustation ; ces dernières sont d'ailleurs épaulées par des notes d'amande fraîches. On arrive assez vite au dernier tiers (c'est le format qui veut ça j'ai envie de dire), qui s'avère être une valse florale et torréfiée, couplée à un bon sursaut de puissance. Rajoutez à ça un petit duo d'épices assez plaisantes, que sont la cannelle et le poivre blanc, et vous obtenez une conclusion de très bonne facture. Ce charmant cigare confirme une idée qui me trotte depuis déjà plusieurs dégustations: le Dominicain en fin de matinée, ça envoie bien le pâté !!!