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Comme beaucoup d'ouvriers du tabac, la famille Piedra vient des Asturies, en Espagne. Ils se sont installés dans la région cubaine de Remedios quelque part vers le milieu du XIXème siècle. La manufacture José L. Piedra, baptisée du nom de son fondateur José Lamadrid Piedra, a été installée en 1880. A la fin du XIXème siècle, la marque José L. Piedra était devenue une des marques les plus populaires hors de Cuba.

A la mort de José Lamadrid Piedra, son neuveu José Lamadrid Piedra II prit la succession des affaires familiales. Dans le registre d'exportation des manufactures de 1940, José L. Piedra apparaissait comme le propriétaire de la marque José L. PIedra ainsi que deux autres marques : Ovalo Rojo et Piedra. La manufacture était au 404 de l'Avenue Simon Bolivar. José Lamadrid Piedra mourut le 15 juin 1942, les affaires continuant aux bras de José Lamadrid Piedra III. Dans les années 40 et 50, la marque était très populaire sur le marché américain.

La révolution n'entama pas la prospérité de la marque et en 1962, on ne comptait pas moins de onze modèles en liste de production à l'exportation. Cependant, avec un marché principalement basé sur les Etats-Unis, l'embargo fit chuter les ventes de façon dramatique de sorte qu'en 1972, seulement trois modules subsistaient sur le catalogue de la Cubatabaco : le Panetelitas de Herba, le Royal Palma et le Superiores. A la fin des années 80, il n'y avait plus que le Superiores qui avait survécu et qui était produit en d'infimes quantités. Il fut stoppé au début des années 90.

José L. Piedra a été rescucité en 1996 sous la production de six modules à la tripe faite à la machine et cape mise à la main. Ce nouveau lancement a été un gigantesque succès. Les tabacs utilisés sont, eux aussi, bien différents des tabacs qui composent les cigares des autres marques. En effet, les Piedra sont composés de tabacs provenant exclusivement de la Vuelta Arriba (Remedios & Oriente).