Comme son nom l'indique, ce genios (20.64mm x 140mm) a été lancé sur le marché en 2013 dans le but d'être distribué exclusivement par les points de vente certifiés Habanos Specialist ou encore dans les Casa del Habano. C'est un très beau cigare je dois dire, parfaitement construit, drapé d'une somptueuse cape aux allures quelque peu rustiques et que dire de cette sublime bague ... Mais avant de commencer cette dégustation, je ne peux m'empêcher de repenser à un article qu'avait fait mon camarade Edmond sur ce cigare. Son verdict sans appel (quoiqu'on a vu bien pire en matière de sévérité) avait eu pour conséquence de déchainer les foudres d'un lecteur assez virulent, que je baptiserai sans aucune retenue "Monsieur l'Odieux Connard" !!!

Pas très sympathique de ma part me direz-vous, mais vu la façon dont cet énergumène avait malmené sans aucune diplomatie mon camarade, je peux vous certifier que ce n'est pas volé ; je vous invite d'ailleurs à vous faire votre propre avis en lisant son commentaire débordant de condescendance. Je ne suis pas ici pour jouer à Robin des Bois, Edmond ayant réglé ses comptes avec ce bonhomme à l'époque, mais je ne peux m'empêcher de repenser à ses dires dès que m'est évoqué le nom de "Connossieur A". Tout ça pour dire que même dans le monde du cigare, passion qui est quand même sujette aux goûts de chacun si je peux permettre, la pensée unique existe bel et bien, ardemment prônée par quelques joyeux blaireaux soi-disant détenteurs de la sacro-sainte vérité et totalement dénués d'humilité. C'était ma petite "minute provocation" !!!

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En tout cas et peu importe l'avis que je rédigerais sur cette vitole, je peux affirmer que "Monsieur l'Odieux Connard" me le fera payer après ça, c'te blague ... Ce beau genios dégage des senteurs assez grasses de cuir et d'herbe fraîche (vous m'excuserez pour l'oubli de transition). Il se montre copieux dès les premières bouffées , avec des arômes englobant très bien le palais ; du boisé, du torréfié (pain grillé), de l'animal (viande séchée) et suave (noix). Franchement bon ce truc, j'espère bien que le deuxième acte suivra cette ligne de conduite.

La suite tient toutes ses promesses et gagne quelque peu en puissance, sur fonds de notes minérales, de grain de café, de beurre et de poivre blanc. Je dois dire que je suis véritablement charmé par ce second acte, d'autant plus que les arômes présents sont plus fondus. Arrivé au final il faut avouer qu'il n'y a guère d'évolution, j'ai plus l'impression qu'il s'agisse d'un second tiers bis mais au vu de la prestation de ce dernier, ça ne me pose aucun souci. Ayant parfaitement apprécié cette vitole, allant jusqu'à me brûler les doigts, je ne peux que vous inviter à tenter l'expérience. Sans rancune "Monsieur l'Odieux Connard", à défaut de devenir copains vous et moi, on sera au moins d'accord pour dire que ce "Connossieur A" est à notre goût.