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Décidément, Romeo y Julieta c'est franchement pas la joie en ce qui me concerne. Déjà que mon dernier "Churchills" dégusté s'était avéré plus que passable, je comptais me rattraper avec un autre module de la marque, le "Wide Churchills". Il s'agit d'un montesco (21.8mm x 130 mm) aux proportions assez généreuses, très moelleux au toucher et duquel émanent des senteurs essentiellement végétales. De prime abord, ce cigare a tout pour plaire mais la dégustation n'a malheureusement pas été à la hauteur de mes espérances. Pourtant la journée commençait bien, après m'être offert une petite matinée détente en laissant mon visage entre les mains d'une barbière chevronnée ; quand on est un amoureux de la pogonotomie, se faire raser et tailler la barbiche à l'ancienne relève pratiquement de l'extase.

Donc, suite à ce superbe moment je me suis dit que je pourrais conclure la chose par une petite dégustation Cubaine. Oncteux et gourmand d'entrée de jeu, cette vitole avait tout pour me séduire avec ses notes de moka, d'amande, de toast beurré, avec un arrière-plan assez végétal. Le problème c'est que le tirage est une catastrophe sur ce démonte mâchoire, obligé de pomper dessus comme un cowboy pour parvenir à inhaler quelques bouffées. C'est chiant, c'est éprouvant, non franchement ça encourage pas vraiment tout ça. On arrive très vite dans le second tiers, où le tirage s'ouvre un peu plus mais c'est pas encore ça. Ça devient très vite torréfié, avec des arômes rappelant la croute de pain chaud et le café en grains. On sent également de l'herbe sèche et du poivre vert, mais ça n'améliore guère la chose en raison d'extinctions multiples ; je rallume et rebelotte quelques centimètres après, c'est du bricolage ce truc. Sans avoir eu le temps de dire ouf, j'arrive dans ce dernier tiers insipide, entaché par tant de défauts de construction ... Dommage, la palette aromatique est aguicheuse mais le reste ne suit pas.